Rencontre Construisons Autrement

Le 15 mai 2012 à 19h,
Dans l’amphi HEI J001, rue Norbert Segard à Lille

Collègues de Rabot Dutilleul, Enseignants , Etudiants et Anciens d’HEI,
Vous êtes invités au:

Récit de voyage Construisons Autrement

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Découverte de différents modes constructifs écologiques
à travers le monde, au cours d’un voyage en Asie et Amérique du Sud

La soirée se terminera par cocktail dinatoire en J002.
Participation 10€ à régler sur place pour les anciens HEI.
Réponse indispensable avant le vendredi 4 mai 2012 par commentaire sous cet article ou par le formulaire « contacts ».

Une confirmation d’inscription au cocktail vous sera retournée le 12 mai
Merci de la présenter à votre arrivée en J002.

A bientôt !

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Les briques en terre crue à l’honneur dans le Nord !

De retour en France, la construction durable continue bien sûr !

Après avoir construit en la terre crue aux 4 coins du monde, voici ce mode de construction traditionnel de nouveau à l’ordre du jour dans le Nord de la France!

Le fabricant Briqueteries du Nord lance sa gamme CruBriq, de produits de briques et enduits en terre crue. Une présentation de ce mode constructif ainsi qu’une visite de leur réalisation témoin ont été organisées vendredi 24 février.

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Il faut savoir qu’un tiers du bâti mondial est en terre crue. Alors pourquoi ce mode constructif semble si marginal aujourd’hui en France ?

Le souci majeur de ce mode constructif est l’absence de règles professionnelles, de marquage CE, de DTU. Seule la norme NF XP 13-901 peut s’utiliser dans ce type de construction.

Aujourd’hui, un des objectifs de l’entreprise Briqueteries du Nord reste l’élaboration de règles, en se rapprochant par exemple de ce que font les allemands.

Les briques de terres crues peuvent être réalisées pour les murs porteurs, non porteurs, décoratifs, extérieurs, intérieurs…

Gilles Bernard, PDG de Briqueteries du Nord a décidé de financer un projet expérimental, Terre en Nord, de la conception à la réalisation d’un bâtiment entièrement réalisé en briques de terre crues. Pendant 3 ans, Fayçal El Fgaier, étudie au cours de la thèse, toute la partie scientifique de ce projet. Des capteurs de température, d’hygrométrie ont été placés dans le bâtiment afin de réaliser les mesures pour approfondir la connaissance de ce matériau.

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Le principal attrait de ces briques est l’inertie. On peut donc les utiliser pour la réalisation de murs capteurs, de murs trombes, pour un remplissage d’ossature bois, en remplissage du plancher bas… En choisissant l’épaisseur du mur de briques en terre crue, on détermine le déphasage de restitution de la chaleur (ou fraicheur)  emmagasinée. Par exemple, un mur de 20 cm d’épaisseur diffuse sa chaleur avec un décalage de 6h ou l’idéal étant une épaisseur de briques comprise entre 40 et 50 cm pour un déphasage de 12h.

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La terre crue permet une bonne régulation du taux d’humidité dans le logement, contrairement aux ciments et aux plâtres.

Ces briques sont fabriquées localement, avec la matière première locale et un minimum d’énergie grise.

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Les différentes étapes de la réalisation d’une brique crue sont quasiment les mêmes que pour la brique cuite, hormis la dernière étape :

  • Extraction (15 000T/an de limon argileux)

  • Moulage (Le malaxeur vertical entraine la terre vers le moule situé en bas) et compactage à l’eau

  • Coupe (cadence de 5 000 briques /h)

  • Sablage

  • Séchage

Pour le séchage, contrairement aux pays tropicaux, qui laissent sécher les briques pendant environ 30 jours, les Briqueteries de Nord utilisent un séchoir, long de 120m, d’une température entre 20° et 65°. Ainsi, en une semaine, l’humidité des briques passe de 23% à 1,5%.

Malgré l’énergie utilisée par le séchage, cette brique reste tout de même beaucoup moins énergivore que la brique cuite.

38 kWh électricité / tonnes de briques crues

96 KWh gaz / tonnes de briques crues

48 Kwh en récupération d’énergie (chaleur du four…) / tonnes de briques crues

= 182 Kwh / tonnes de briques crues contre 650 KWh / tonnes de briques cuites

Cette brique permet aussi une économie à l’achat : de 20 à 25% par rapport à une brique en terre cuite.

Pour assurer la durabilité des briques, il convient aussi de protéger les ouvrages en terre crue contre la pluie, à la fois pendant le chantier et pendant la vie du bâtiment.

Maçonner un relevé sur la dalle en briques cuites (ou parpaings) permet aussi d’éviter les remontées capillaires de l’eau.

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A travers le monde, la protection des ouvrages en terre est réalisée avec :

Un bon chapeau et des grandes bottes !

L’entreprise Legabat, ayant réalisé le bâtiment enterre crue nous fait partager son ressenti, son expérience face à la brique crue.

« Le chantier est propre, toutes les chutes de briques sont récupérées pour faire du mortier. Zéro déchets ! »

« Nous avons tenu à respecter le DTU de maçonneries de petits éléments, notamment en réalisant des chainages horizontaux et verticaux en béton. Nous aurions du laisser sécher la maçonnerie en terre crue plus longtemps avant de couler les chainages pour éviter le retrait. »

« Je recommande la réalisation de joints fins pour moins de retrait et un séchage plus rapide. »

« Le mortier, constitué d’un mélange de terre et de lin n’est pas facile à travailler. Nous avons du réapprendre notre geste, pour l’adapter à cette matière. »

L’utilisation de lin est indispensable dans l’élaboration du mortier, pour permettant une bonne homogénéité de séchage et « armer » le mortier à l’aide des fibres.

Les enduits extérieurs sont réalisés en différentes couches :

  • Le gobetis : Sable + Chaux

  • Le corps d’enduit : Sable + Terre + Chaux

  • L’enduit de finition : Sable +Terre +Chaux + Huile de lin

Pour l’intérieur, il est possible de laisser la brique nue, de faire un enduit terre / lin ou un enduit à la chaux également.

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Jusqu’à aujourd’hui, la construction en terre crue semblait destinée à l’auto construction.

L’expérience de la ville de Shibam au Yémen construite au XVIe siècle, avec notamment un immeuble en briques de terre crue de 8 étages (30 mètres) nous prouve le contraire !

Très belle initiative de l’entreprise Briqueteries du Nord, bonne chance pour ce projet Terre en Nord !

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Les chiffres du voyage !!!

Et bien voilà, il faut rentrer maintenant…

Décidément, il est difficile de partir mais de rentrer aussi ! Heureusement, les amis et la famille sont au rendez vous !!!

Je tiens d’abord à vous remercier tous pour m’avoir aidée, soutenue, suivie dans ce magnifique voyage!

Il est temps de faire un petit bilan en chiffres du voyage de 332 jours :

Pays découverts

15 pays

Temps mini dans un pays

3 jours

Singapour

Temps maxi dans un pays

2 mois

Népal

Temps moyen/pays

23 jours

Température mini

-15°C

Népal

Température maxi

48°C

Malaisie, sans compter l’humidité

Altitude maximale

6 088 m

Bolivie, Ascension du Huayna Potosi

Altitude minimale

-43m

Plongée en Indonésie

Trajet le plus long

66h

Dans un hamac, sur un bateau en Amazonie

Trajet en bus très lent, parmi tant d’autres….

11h pour faire 100 km!

Népal

3 meilleurs repas

Soupe au lait de coco et au poulet de Thaïlande

Crabe au poivre de Kampot au Cambodge

Barbecue argentin, si si la viande se découpe à la fourchette!!!

3 essais fous en nourriture

Criquet à croquer au Cambodge

Soupe de serpent au Laos

Fourmis, 2 fois, une version petites fourmis dans leurs larves (Laos), l’autre version fourmis à grosses fesses (Colombie)

Les pires galères

Morsure de singe en Inde

Vol de mon sac à dos au Pérou

Les meilleurs moments

Tout le reste!!!!

Transport

88 328 km

Dont en avion

69 046 km

Dont en train

2 313 km

Dont en bus

16 030 km

Dont en bateau

939 km

Dont à pied

incalculable!!!!

Nombre de photos et vidéos

33 042

En moyenne 100 photos & vidéos par jour

Idées en vrac

11 mois sans maquillage

12 mois sans se couper les cheveux

7 mois de douches à l’eau froide, voire très froide au Népal, par exemple

Pays traversés roulant à gauche

7 sur 17 pays traversés ! C’est incroyable!

Royaume Uni,Maurice, Inde, Népal, Thaïlande, Malaisie, Indonésie,Singapour

Passage de frontière

21 fois

sans aucune remarque sur mon passeport!!!

Et oui, j’ai traversé 21 frontières avec une erreur sur mon passeport (qui d’ailleurs est bien rempli)…

A vous de deviner cette erreur !!!!

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Pays découverts

15 pays

Temps mini dans un pays

3 jours

Singapour

Temps maxi dans un pays

2 mois

Népal

Temps moyen/pays

23 jours

Passage de frontière

21 fois

sans aucune remarque sur mon passeport!!!

Température mini

-15°C

Népal

Température maxi

48°C

Malaisie, sans compter l’humidité

Altitude maximale

6 088 m

Bolivie Huana Potosi

-43m

Plongée Indonésie

Trajet le plus long

66h dans un hamac, sur un bateau en Amazonie

Trajet en bus le plus long

Sulawesi

ou amérique du sud?

Trajet en bus le plus long bis

Népal

11h pour faire 100 km!

3 meilleurs repas

Soupe au lait de coco et au poulet de Thailande

Crabe au poivre de Kampot au Cambodge

Barbecue argentin, si si la viande se découpe à la fourchette!!!

3 essais fous en nourriture

criquet à croquer au Cambodge

soupe de serpent au Laos

fourmis, 2 fois, une version petites fourmis dans leurs larves (Laos), l’autre version fourmis à grosses fesses (Colombie)

Les pires galères

Morsure de singe en Inde

Vol de mon sac à dos au Pérou

Les meilleurs moments

Tout le reste!!!!

11 mois sans maquillage

11 mois sans coiffeur

7 mois de douches à l’eau froide, voire très froide au Népal, par exemple

Transport

88 328 km

avion

69 046 km

train

2 313 km

bus

16 030 km

bateau

939 km

pied

incalculable!!!!

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La construction à Rio

Dernière escale de ce voyage, Rio de Janeiro !!!

Nous rencontrons Felipe Barros du groupe Lafarge qui nous informe sur les pratiques environnementales utilisées par le groupe.

Afin de réduire les coûts de matières premières (le plâtre étant importé du nord du brésil), une société intervient pour la récupération de déchets industriels. Les déchets plastiques (type polystyrène) ou à base de plâtre pouvant être utilisés dans la composition du béton, sont récupérés depuis les usines ou directement sur les chantiers.  Un partenariat est donc mis en place entre les centrales à béton, les organismes de démolition et de construction.

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Les modes constructifs sont différents suivant les régions et les cultures. Ici , les cloisons sèches sont utilisés pour les hôtels et les hôpitaux, le résidentiel préférant la maçonnerie de plâtre.

Felipe nous informe que le traitement des déchets n’est réalisé pour l’instant que dans les grandes villes telles Sao Paulo et Rio.

En ce qui concerne la certification environnementale des bâtiments, LEEDS (certification américaine) est la plus reconnue et la plus employée. AQUA est la certification brésilienne, inspirée de notre certification HQE.

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Nous rencontrons également CASA DO FUTURO, consultant technique spécialisé pour l’aide à la certification. Cette société permet de guider les clients pour l’obtention de certification écologique. L’agence intervient dans toutes les phases du projet :

  • Depuis le choix du site (exposition, orientation végétation environnante….)

  • Durant les étapes de conception du projet,

    • Choix des matériaux locaux, des bois certifiés,

    • Gestion de la ventilation et des systèmes de climatisation (installations double flux, refroidissement par le sol) ,

    • Gestion des eaux pluviales,

    • Choix des énergies renouvelables (les énergies solaires et éoliennes sont très chères car les matériaux sont importés.)

    • Pour la simulation des dépenses énergétiques du bâtiment,

    • Sur le terrain lors de la construction ou rénovation,

    • Pour définir les actions pour le recyclage des matériaux (aciers, béton et cendres…)

    • Lors de la commission pour la certification, pratique nouvelle au Brésil qui consiste à vérifier l’adéquation de la construction avec la conception.

 

Les dirigeants de cette agence nous confirment la difficulté d’utiliser la certification américaine LEEDS, non adaptée au climat mais plus reconnue. Les principaux axes de travail pour cette agence sont l’enveloppe du bâtiment, la lumière, et le système de refroidissement / ventilation.

Une problématique importante de la construction durable au Brésil est le système de refroidissement. Il est difficile et peu courant d’intégrer la climatisation sur des projets résidentiels. Chaque occupant installera donc son propre équipement.

Rio de Janeiro accueille en 2014, la coupe du monde de football, et en 2016 les Jeux Olympiques d’été ! Le budget des travaux pour ces 2 événements sportifs s’élèvent à plus de 16 milliards d’euros. Tous les bâtiments construits pour cet événement seront certifiés et le challenge est d’anticiper la réutilisation des bâtiments après les Jeux.

 

Notre dernière rencontre est celle avec RAF, cabinet d’architecture à Rio. Environ 20% de ses projets sont certifiés comme l’hôpital Unimed Rio, Abengoa ou le campus INCA .

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D’autres actions écologiques, comme la collecte sélective des déchets, la bonne utilisation de l’eau, le recyclage, l’efficacité énergétique sont une grande partie de la préoccupation de cette équipe.

 « Les produits de technologies (énergies solaires…) sont trop chers pour le marché brésilien. Et malheureusement, ici à Rio la nature est généreuse, nous ne manquons de rien. Difficile de faire prendre conscience à tous qu’il faut réduire nos consommations et économiser nos ressources… »

Les projets de bureaux, de centres commerciaux et d’hôpitaux sont les plus intéressés par la certification. Pour les premiers, la certification apporte une valeur ajoutée aux bâtiments, mettant une image verte à l’entreprise qui s’y installera. Pour les hôpitaux sont séduits par une meilleure gestion de l’énergie et moins de gaspillage.

Sur certains projets, les consommations d’énergies et d’eau sont affichées en temps réel sur chaque étage ou chaque appartement. Sur d’autres projets, ils utilisent des centrales de traitement de l’eau, pour réutiliser dans le bâtiment les eaux de pluie et/ou les eaux usagées. Même l’eau de la climatisation peut être traitée et réutilisée.

Mais le développement durable dans la construction à Rio n’en est qu’à ses débuts.

Rio est une ville étonnante, pleine de contrastes.

 Entre les favelas et le quartier huppé d’Ipenama

 Entre la plage de Copacabana et la forêt tropicale,

Entre  un développement de la ville très rapide et les oubliés de ce développement…

Et voilà, comment trouver les mots pour décrire 11 mois de découvertes, de rencontres, 11 mois inoubliables!

Bonne année 2012 à tous! (eh oui il était temps !)  

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Back in Lille! Hasta luego!

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Au fil de l’eau

Notre voyage en Argentine continue à Buenos Aires, où nous passons quelques jours à visiter cette capitale, qui ressemble beaucoup à Paris, par son architecture, sa gastronomie…  Nous plongeons dans la culture du tango dans les milongas, bars où les jeunes et moins jeunes échangent en dansant. Magnifique !

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Puis cap au Nord, où nous retrouvons un climat plus tropical à la frontière entre l’Argentine, le Brésil et le Paraguay.

Nous visitons la centrale hydroélectrique d’Itaipu, construite sur le fleuve Parana qui sépare le Brésil et le Paraguay. Cette centrale est la première centrale au monde pour sa quantité d’énergie cumulée. Elle est aujourd’hui dépassée en puissance par la centrale chinoise des trois gorges.

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Cette centrale figure parmi les 7 merveilles du monde moderne suivant « l‘American Society of Civil Engineers ».

Les discussions entre les 2 pays débutent dans les années 1960, et le projet est lancé par la signature du traité d’Itaipu en 1973.

En 1975 les travaux commencent, dirigés par l’entreprise binationale Itaipu créée pour l’occasion.

Trois ans plus tard, la rivière a été détournée pour les besoins de la construction.(assèchement d’une partie de la rivière).

En 1982, le réservoir du barrage est rempli, les travaux de construction du barrage étant terminés.

En 1984, la première génératrice est mise en service, puis 2 à 3 génératrices sont installées jusqu’à atteindre 20 unités.

 
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Chiffres clés de la centrale

Construction 

  • 40 000 travailleurs, 24h sur 24, 3x8h

  • 12 500 000 m³ de ciment soit l’équivalent de 212 fois le  stade Maracana,

  • 380 fois plus les aciers et la ferraille de la Tour Eiffel.

  • 8 fois plus le terrassement du tunnel sous la manche

  • 148 ouvriers morts durant les travaux : 144 directement sur le chantier et 4 en se rendant à leur lieu de travail.

  Barrage

  • Hauteur du barrage 196m

  • Longueur du barrage 7 919m

  • Volume du réservoir d’eau 29 000 m3

  • Surface de la retenue d’eau crée par ce barrage : 1 350 km²

 Centrale

  • Hauteur de chute 118m

  • Nombres de turbines 20

  • Puissance installée 14 000 MW

  • Production annuelle 94 680GWh/an, valeur obtenue en 2008, soit 90% de la consommation électrique au Paraguay et 19% de celle du Brésil.

 
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L’impact sur l’environnement d’une telle construction n’est pas négligeable :

  • Inondation de 1 500 km² de forêt et terres agricoles

  • Inondation de la cascade des 7 chutes, les plus importantes chutes d’eau en volume,

  • Déplacement de villages (environ 10 000 familles),

  • Impact considérable sur la faune environnante

Pour préserver la diversité animale, des opérations de sauvetage ont été organisées dans la zone inondée, avant le remplissage du réservoir, comme l’opération MymbaKuera. Un canal a également été construit pour permettre aux poissons de continuer leur migration en remontant la rivière. Malgré ces dispositifs, de nombreux animaux n’ont pas survécus.

 

Nous visitons aussi le parc naturel d’Iguazu, situé entre le Brésil et l’Argentine. Il s’agit d’un ensemble de 275 cascades, grandioses et magnifiques ….sur 2,5 km de long ! Le débit d’eau s’écoulant de ces chutes atteint 6 000 000 litres / sec ! La « Garganta del Diablo », parmi les plus impressionnantes chutes d’Iguazu mesure 90m de hauteur.

Il est possible d’observer ces chutes, du côté brésilien d’où la vue panoramique est superbe. En Argentine, nous sommes au cœur des chutes et la douche est au programme plusieurs fois dans la journée !

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Les chutes d’Iguazu et leur parc naturel riche en faune et flore : iguanes, lézards, oiseaux, toucans et même cet animal étrange comme le tatou, sont de véritables merveilles de la nature !

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A bientôt pour le récit de notre dernière escale à Rio de Janeiro au Brésil!

 

 

 

 

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Le long de la route 40 en Argentine

L’aventure continue en Argentine dont la première escale est Mendoza!

Nous découvrons avec délice la gastronomie argentine, c’est à dire: de la grosse viande et du bon vin!!!

A bicyclette, nous traversons les domaines viticoles pour une dégustation inoubliable ;-)

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Le lendemain, une belle journée de galère nous attend, allez je vous la raconte, c’est plus souvent les galères qui font rire…quand elles se terminent bien! Nous louons une moto pour nous balader vers le parc des plus hautes montagnes du pays. Après une pause dans l’après midi, nous découvrons que nous avons une roue de la moto crevée !!! Démontage de la roue et en route vers un garagiste avec le patron du café resto dans lequel on s’était arrêté.

Il est 18h quand nous arrivons chez le garagiste, qui accepte de réparer notre roue!

« Je vous laisse 10 minutes, je vais dire bonjour à un ami et je passe vous rechercher… » 1 heure plus tard, notre roue est reparée …et notre patron de café n’est toujours pas revenu nous chercher!

Il faut dire aussi,que nous sommes un peu pressés car un concert de Manu Chao nous attend à Mendoza à 20h et qu’il reste 2 h de route pour rentrer!!!

On commence à rentrer à pied, avant d’être pris en stop par des argentins adorables…Cool car on commençait à se perdre! Ils nous ramènent au café, nous sommes en train de remonter la roue de la moto, quand le patron revient, l’haleine bien chargée… « Mon ami a tellement de problèmes… » La bonne excuse ;-) !

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En route pour Mendoza, à 22h il nous faut encore aller rendre la moto à l’agence de location, puis imprimer nos réservations pour le concert… Les galères continuent, la clé USB achetée en Bolivie ne fonctionne pas bien, il est impossible d’imprimer nos billets pour le concert…

Nous décidons de foncer au stade où a lieu le concert et d’oser… Il se met à pleuvoir à torrent, après négociation, nous tenons les billets du concert dans la main et nous entendons Manu Chao et l’ambiance du stade…La pluie s’arrête. Nous voilà dans le stade pour un concert mémorable!

Nous avons raté le début du concert mais nous remercions Manu d’avoir commencé en retard et de déborder d’énergie pendant plus de 2 h sur scène!!!

On a vu Manu Chao en Argentine !!!

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Nous découvrons aussi qu’il y a une avenue nommée Boulogne sur Mer à Mendoza! Si loin de ma ville natale,quel plaisir et quelle surprise ! Mais pourquoi Boulogne est-elle si connue en Argentine? Le général San Martin, libérateur de l’Argentine en 1816 , du Chili 1818 et du Pérou en 1821, a passé les 2 dernières années de sa vie à Boulogne sur Mer! Suite à un climat d’insécurité à Paris en 1848, il décide de gagner l’Angleterre avec sa famille mais sur la route, il est séduit par la ville de Boulogne où il s’installera pour passer le reste de ses jours. En effet, il y a bien une statue du libertador argentin sur la digue de Boulogne; il faut partir au bout du monde pour y faire réellement attention !

Nous continuons ensuite notre route dans le sud de l’Argentine, en Patagonie.

Nous découvrons l’immensité de la Patagonie en randonnant dans les parcs naturels de la région.

Une mention spéciale au parc national Los Glaciares , très bien géré !!!

Je suis impressionnée par l’information qu’ils donnent à tous les voyageurs: Chaque bus est arrêté devant le centre du parc national pour distribuer les recommandations pour les randonnées.

A notre grande surprise, un garde national dort même tous les soirs, dans chaque emplacement de bivouac pour nous expliquer les règles du camping dans le parc et nous prêter une pelle pour enterrer nos excréments!!!

Nous sommes bluffés par le sérieux de ces gardes nationaux, qui font tout pour préserver ce parc,(qui d’ailleurs est gratuit d’accès). Chapeau et bonne continuation !!!

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Après avoir randonné et vu le fameux Fitz Roy, nous descendons vers El Calafate pour une visite de balade autour du glacier Perito Moreno, magnifique glacier aux reflets bleus. Ce glacier est un des seuls au monde qui continue à avancer (environ 2 mètres par jour). Nous entendons les craquements de la glace qui avance, et parfois des blocs de glace tombent en fracas dans l’eau. Ce glacier est magnifique et très impressionnant !

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Un séjour dans une estancia nous marquera pour son authenticité. Chevauchées folles dans l’immensité de la Patagonie, parrillas (barbecues) excellentes, discussions autour d’un maté avec les gauchos. Je finis même par donner le biberon à un jeune guanaco (espèce de lama) qui a perdu sa mère.

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Une autre randonnée du côté du Chili pendant 4 jours autour du W des Torres del Paine nous fera passer par toutes les saisons: pluie, neige, nuages, on finit par un grand soleil!

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Nous finissons la descente de la route 40 de l’Argentine par Ushuaia. Ville mythique, ville qui fait rêver, ville des navigateurs…Proche du Cap Horn…

En voilier, nous découvrons les lions de mer, avant d’aller rencontrer nos amis les manchots!!!!! Coup de coeur pour ces animaux adorables! Je me retiens de vous en ramener un dans mon sac!

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A bientôt pour de nouvelles aventures!

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Balade sur les toits andins de la Bolivie!

Nous voici arrivés en Bolivie, au coeur des Andes!

Après la traversée de l’île du Soleil sur le lac Titicaca, nous nous dirigeons vers La Paz, tourbillonnante et mouvementée. Il est impossible de rester indifférent devant cette ville, on adore ou on déteste…

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Aux alentours de la ville, une randonnée glaciaire nous conduit à 6 088mm d’altitude, en haut du Huyana Potosi. Quelle expérience inoubliable, entre l’initiation à l’escalade de glace et l’ascension longue, très longue, en pleine nuit et dans le froid…La récompense au sommet: un lever de soleil inoubliable!!!

 

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Nous descendons la fameuse route de la mort en vélo aussi, plus de 3 000m de dénivellé sur une route vertigineuse!!!! Les paysages sont à couper le souffle et notre tenue de cycliste absolument grandiose!!!

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Il est déjà temps de dire au revoir à nos amis qui reprennent leur avion pour Lille , à très vite!!!

 

Nous continuons notre route vers Sucre, la ville blanche, capitale de la Bolivie. Nous y rencontrons Domingo Izquierdo, le dirigeant de l’école par apprentissage « Escuela Taller de Sucre ».

Ce type de formation a commencé en Espagne avant de s’étendre à toute l’Amérique du Sud. L’école de Sucre, créée il y a 13 ans, forme 50 élèves tous les 2 ans à la restauration de patrimoine. Les jeunes venus de la ville et des villages alentours apprennent à rénover des monuments historiques comme des églises, des couvents , formés par leur maître d’apprentissage respectif.

Cette école forme également à la restauration de papier, à la peinture…

Nous visitons avec M. Izquierdo, et l’architecte Ligia Penaranda Orias, des bâtiments rénovés et en cours de rénovation dans le cadre du cursus de formation comme l’actuel musée de l’armée, la maison de déclaration d’Indépendance, le couvent Santa Teresa, l’église de la Merced.

 

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Historiquement, ces bâtiments construits entre 1580 et 1620 sont réalisés en adobe: briques de terres crues. Les murs d’un mètre d’épaisseur sont formés de 2 briques en quinconce, l’une disposée sur la longueur (60cm) et l’autre sur la largeur (40cm).

L’enduit est réalisé avec un mélange de terre et chaux éteinte. Cette chaux obtenue par la réaction de la chaux vive avec de l’eau, est travaillée pendant 6 mois avant l’utilisation dans le mélange.

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Les techniques de restauration utilisent dans la mesure du possible, les mêmes techniques de construction: adobe, enduit en terre…

Dans le cas du couvent Santa Teresa, la charpente est très attaquée par les termites. Malgré l’aplication de paradichloro de benzène (pas très naturel!!) sur la charpente, il est nécessaire de créer une nouvelle structure afin de soutenir la toiture, la charpente ne pouvant plus assurer ce rôle.

 

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Les tuiles, réalisées traditionnellement en terre cuite sont consolidées en appliquant de la chaux.

Nous remercions vivement Domingo et Ligia, pour leur accueil et toutes ces visites passionnantes. Tout notre soutien à ce projet à qui nous souhaitons d’obtenir les subventions nécessaires afin de continuer la restauration de ce patrimoine architectural magnifique!

 

Nous visitons ensuite la ville de Potosi, connue pour ses mines d’argent. Quelle émotion, nous restons sans mot pour décrire cet univers. Une rencontre bouleversante avec Esteban, cet enfant de 16 ans qui travaille tous les jours dans cet enfer, depuis 3 ans déjà! Un monde à part, dans cette « montagne qui mange les hommes » . Une religion à part aussi. Sous terre, le Dieu est le Tio, craint et vénéré, à qui jamais on n’oublie les offrandes de feuilles de coca et d’alcool, de cigarettes…sous peine de mort dans la mine.

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Ici, l’alcool se boit à 90° , les feuilles de coca sont chiquées en abondance pour oublier la soif, la faim et se donner du courage, les enfants achètent de la dynamite et placent les batons après avoir percé la roche à la main… Le choc des mondes, des cultures…

  
 

Nous finirons notre aventure en Bolivie par les paysages magiques du Salar d’Uyuni et du Sud de la région Lipez. Une étendue de sel à perte de vue,des lacs verts, rouges, blancs uniques au monde, des flamants roses, des cactus gigantesques …(leur bois est même utilisé dans la construction et l’ameublement!) Magnifique!!!

 

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 Encore une fois, les mots nous manquent pour parler de la Bolivie, terre de contrastes et de contradictions!

Cap maintenant en Argentine!

 

 

 

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A la recherche du temple du soleil!

Après l’Amazonie, cap au Sud du Pérou.

Paul et Lucie débarquent à Lima, nous sommes là pour les accueillir!!!

Nous serons alors une joyeuse troupe de 4 pour la découverte d’une partie du Pérou et de la Bolivie! Cool !

Les quelques jours passés à Lima me permettent de faire les achats indispensables à la poursuite du voyage: pantalons,T shirts, sac, adaptateur universel… Dur, dur à trouver ce petit là! Une vraie mission à la Tintin dans le temple du soleil où tous les péruviens répondent « No sé », « No sé »…

Ensuite nous descendons, une courte pause dans l’oasis de Huacachina, pour essayer le sand board, ou surf de sable… Pas facile du tout! Le plus drôle consiste à descendre les dunes de sable la tête la première, allongé sur la planche! Sensations garanties!!!

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La prochaine étape sera Arequipa, magnifique ville coloniale. Nous irons faire un trek dans le canyon de Colca, à la recherche des cascades, des sources d’eau chaude , des condors et d’authenticité… Certains diraient: « Même les vaches de mon père ne dormiraient pas dans cette étable ».

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Nous sommes fascinés par les tenues traditionnelles des femmes, surtout leur chapeau et les premiers lamas font leur apparition sur les chemins.

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Puis, nous nous dirigeons vers Cuzco, cité Inca par excellence.

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Nous partirons pour le trek de Choquequirau,un site Inca surnommé le Machu Picchu 2, situé à 3 033m d’altitude. Il n’est accessible qu’à pied, en 4 jours de marche et est donc très peu visité!!!

Nous prenons le départ de Cachora pour 30 km de randonnée à travers de petits chemins étroits, pour descendre jusqu’au fleuve Apurimac et remonter jusqu’aux ruines de Choquequirau.

Nous avons loué auprès de Pedro, les services de 2 mules Salvadora et Suzanna pour nous aider à porter le matériel de camping, la nourriture et l’eau nécessaire à ce trek!

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Des cherches archéologiques continuent à être menées sur le site de Choquequirau, car il n’a pas encore été découvert dans son intégralité. Les zones découvertes à ce jour sur le site sont le secteur haut, le secteur bas et la plateforme de cérémonie.

Les secteurs haut et bas sont constitués de constructions, places,fontaines et canaux d’eau qui alimentent en eau l’ensemble du site. Des niches en forme de trapèze sont présentes dans certains édifices, avec des trous dans les pierres qui sembleraient être un dispositif pour fermer la niche: prison? Le mystère reste entier….

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Choquequirau, connu par les habitants et les voyageurs, fut pillé par les espagnols à la recherche de l’or, tout comme la plupart des sites Incas, à l’exception du célébre Machu Picchu.

La découverte de ce site, pendant notre randonnée est un régal pour les yeux! et quelle récompense d’être seuls sur le site à se promener au coucher du soleil!

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Après quelques jours de repos et de visite de la vallée sacrée à Cuzco et ses alentours, nous voilà en route pour la visite du fameux Machu Picchu!

Le Macchu Pichu, à 2 350m d’altitude fut découvert par l’Américain Hiram Bingham en juillet 1911. Le site est divisé en 2 zones : la zone agricole, grandes terrasses au Sud et la zone urbaine, séparées par un grand escalier et un fossé sec.

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La zone urbaine compte différents quartiers bien distincts: enceintes, temples, habitations, quartiers industriels, places et fontaines d’eau et canaux…

Durant les cent ans d’apogée des Incas, le travail de la pierre est très impressionnant. Leur architecture s’inspire des cultures précédentes notamment celle de Tiwanaku.

Les gros blocs sont taillés de manière très fine et assemblés très précisément,un travail remarquable!

Pour la réalisation des temples et édifices religieux, l’espace entre les pierres est si fin qu’il ne permet pas de passer une lame de rasoir!!! Aucun mortier n’est alors nécessaire à l’assemblage des pierres, les gros blocs sont polis, le résultat est magnifique!

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Les Incas transportaient les gros blocs de pierres, à l’aide de milliers de personnes et en plaçant des petits cailloux sur le chemin pour aider les blocs à glisser.

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Les constructions comme les habitations ou le quartier industriel sont réalisés en maçonnant des pierres taillées avec un mortier de boue et paille.

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Sur le site du Machu Picchu, la carrière qui approvisionne la cité en pierres est situé au centre , et toujours visible aujourd’hui!

Les chercheurs pensent que les Incas se sentaient en contact particulier avec les pierres, qu’ils les croyaient vivantes et capables de se transformer en personnes.

Le mythe de l’Intihuatana précise que les ancètres des Incas savaient attacher le soleil, notamment le jour le plus court de l’année (solstice d’hiver) pour l’empêcher de disparaître. On retrouve alors sur presque tous les sites Incas, un temple du soleil et une place religieuse réservés aux rites des éclipses, solstices…

Un autre élément naturel vénéré par les Incas est la « terre mère » ou la PachaMama. Des cérémonies de sacrifices humains étaient réalisées pour éviter les catastrophes naturelles comme les sécheresses ou les inondations. Encore aujourd’hui, les péruviens versent sur la terre un peu de leur boisson ou de la nourriture pour la PachaMama!

Nous avons avons réalisé l’ascension du Huayna Picchu, au Nord du Machu Picchu. La vue sur le Machu Picchu y est impressionnante, nous y resterons quelques heures, en admiration et en séances photos…

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Puis nous nous dirigeons vers le temple de la Lune. Ce temple magnifique est construit dans une caverne, où les blocs de pierre sont polis et ajustés dans une précision remarquable! Les niches trapèzoidales typiquement incas sont aussi présentes dans ce temple. Le niveau inférieur du temple comprend le temple, l’autel, et les pierres de sacrifices…

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Le fait que l’apogée de l’empire Inca n’est duré que cent ans explique que ce temple ne soit pas terminé, comme beaucoup d’autres constructions.

En route ensuite pour Puno, sur le lac Titicaca pour découvrir les îles flottantes Uros. Ces îles construites en paille sont vraiment magnifiques et il est très intéressant de comprendre comment et pourquoi elles ont été construites. Cependant, elles sont devenues un phénomène touristique qui a malheureusement fait perdre à ses habitants une partie de leur culture et de leurs valeurs.

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Mais il est déjà l’heure de se diriger vers la Bolivie, en route vers Copacabana !!! Encore un nom qui fait rêver!!!

A bientôt!

 

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Au coeur du poumon du monde !!!!

Me voici à la frontière de 3 pays: Colombie, Pérou et Brésil au cœur de la forêt amazonienne!!!

Cette forêt mesure 4 millions de km², soit la surface de l’Europe de l’Ouest et représente un tiers des forêts tropicales de la planète:

La forêt abrite plus de 30 000 espèces de plantes, 1 000 espèces d’oiseaux, 30 espèces de singes. La rivière Amazone abrite environ 3 000 espèces de poissons dont deux espèces de dauphins d’eau douce… et environ 20 millions de personnes!

Arrivée en avion obligatoire à Leticia, en Colombie, car aucune route ne dessert cette ville. C’est d’ailleurs l’occasion de survoler le poumon du monde et malheureusement de réaliser l’horreur souvent décrite: la déforestation. On peut très bien se rendre compte des trouées dans la forêt. La déforestation en Amazonie croit chaque année de 25% ! Les principales causes sont l’agriculture, les incendies, les exploitations minières et forestières ainsi que la création d’infrastructures. Il est évident que cette déforestation a des conséquences catastrophiques sur le réchauffement climatique.
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Il est de l’intérêt de tous de sauvegarder ce territoire, pas de temps à perdre!

L’Amazonie est donc source de grandes richesses : faune, flore, minerai et pétrole mais hélas, une terre fertile et à l’abri des curieux pour la culture de la coca et l’élaboration de la cocaïne. Beaucoup de bateaux sont immobilisés sur les bords de l’Amazone suite à des contrôles de police révélant le transport de cocaïne.

Après quelques jours à Leticia, petite ville amazonienne des trois frontières entre Pérou, Brésil et Colombie, nous nous dirigeons en bateau vers Puerto Narino, petit village de communautés indiennes sur l ‘Amazone. La communauté la plus représentée dans la région est celle de Tikuna, avec leur grand respect de la nature et des mythes et légendes…

A Puerto Narino, pas de voitures, ni de motos, il n’y a que des pirogues sur l’Amazone et ces affluents. Ces embarcations permettent les transports de nourritures, de biens et des personnes! Ce village est encore très préservé et authentique, avec une gestion des ressources naturelles intéressantes :

  • L’eau de pluie est systématiquement stockée dans de grandes citernes,
  • L’électricité est sectorisée,
  • Les déchets sont triés (tout ce qui est organique part au compost, et le reste est réutilisé au maximum),
  • les constructions sont réalisées…en bois majoritairement!

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Nous sommes arrivés dans ce village en pleine période électorale! Incroyable, les partis politiques organisent de grands rassemblements en musique, distribuent des casquettes colorées. Ici, on affiche ses orientations politiques jusque sur la façade de sa maison!!!!

L’ambiance est garantie devant le stade de foot qui est l’attraction de tout le village. Quand il n’y a pas de matchs inter communautés organisés, les enfants jouent au basket, au foot, au hand sur le même terrain !!! Une quinzaine de ballons se croisent alors autour du couple de perroquets!

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La pêche (pirarucu, piranha,paco, pintadillo…) et l’agriculture (pastèques en quantité!!!) sont les principales ressources des habitants.

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Entre balades en pirogues et à pied, nous découvrons les merveilles de la forêt amazonienne: arbres immenses, fleurs colorées, perroquets, caïmans, iguanes, dauphins roses et gris…. Magnifique!!! On s’autorise même un bain dans l’Amazone, parmi les caïmans…qui dorment, parait-il!!!!

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Retour à Leticia, pour une journée en posant le pied sur 3 pays : Nous nous levons en Colombie, le temps d’un repas et d’une fameuse caipirinha au Brésil et nous voilà embarqués sur le bateau au Pérou!

En route pour une nouvelle aventure: 3 jours de transports en bateau lent, une croisière « romantique » qui totalisera 60 heures dans un hamac!!! Nos repas sont même servis dans nos hamacs!!! Le clou de notre voyage, l’équipe de cuistos du bateau est une joyeuse bande de travestis péruvien(nes)!!! Discussions avec nos voisins de hamacs, lectures, repos, jeu organisés (vive le bingo!). Un voyage inoubliable!!!

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A peine arrivés à Iquitos, nous voilà repartis dans la forêt amazonienne pour la découverte de la partie péruvienne. Notre guide, Carlos est exceptionnel!
Vamos a la selva!!!!!!

Il connaît les utilisations médicinales des plantes, par exemple cette plante qui est la pilule contraceptive locale ou le produit anti- moustique qui consiste à s’écraser des termites sur les mains…

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Parmi les expériences inoubliables de la jungle, nous faisons des randonnées au petit matin, des balades nocturnes à la découverte des nombreuses bêbêtes de nuit dont d’ « adorables » tarentules, des découvertes de singes, serpents, caïmans et toucans vraiment mignons, ainsi que des cérémonies shamanes . Nous avons vraiment adoré cette immersion dans la forêt amazonienne…

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Quel dommage que le retour de la forêt amazonienne se termine par le vol de mon sac!!! Une belle galère, une semaine d’échanges avec le FBI péruvien, l’annulation d’un projet de construction aux alentours de Lima…Certes, cela fait partie des aléas du voyage mais sur le moment, c’est très très ennuyant!!!! Ceci explique aussi un petit retard sur les articles.

Heureusement, Paul et Lucie,nos amis lillois nous rendent bientôt visite et je leur confie quelques missions d’approvisionnement! Encore merci les amis!!!!

A bientôt pour les nouvelles aventures au Sud du Pérou!

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La construction en terre en Colombie!

Après la découverte de la côte Caraïbe, nous descendons en direction de Saint Gil, dans la région de Santander. Nous découvrons cette ville au centre de la terre d’aventure de la Colombie.

Nous nous envolons en parapente à la découverte du spectaculaire canyon de Chicamocha. Inoubliable ! Ascension par les courants thermiques à 2 300m pour une vue grandiose sur le canyon et son parc national !

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Après ses quelques jours passés à Saint Gil, nous rejoignons la jolie ville de Barichara, au style colonial espagnol. Les rues sont pavées, les maisons sont construites en terre et recouvertes d’un enduit à la chaux blanc très lumineux.

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Nous passons une semaine au sein de la fondation « Tierra Viva » avec Jose Raul Moreno.

Cette fondation travaille depuis 1999, pour promouvoir et diffuser l’utilisation de la terre comme matériau de construction, par le biais de formations, de recherche et d’expérimentation. Tierra Viva contribue à la réalisation, entre autres, de nombreux bâtiments d’habitat social, ainsi qu’à la rénovation du patrimoine construit en terre.

http://fundaciontierraviva.org

Nous allons participer à la réalisation d’un centre d’apprentissage et de vie autour de l’art. La sculpture, la céramique, la peinture, le design y seront enseignés à partir de juillet 2012. Nous travaillons avec l’équipe d’Abdou, un français qui a imaginé le projet.

La construction commence par la réalisation de l’hébergement, (à terme 4 blocs de 4 logements) pour accueillir les élèves et de l’espace d’apprentissage et de vie autour de l’art.

 

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Les techniques de construction utilisées sur ce chantier sont la terre compressée, le bahareque et les briques de terre compressée. Nous apprenons ces techniques grâce au savoir faire des compagnons de la région, qui ont conservé avec fierté ce mode de construction pour les maisons.

La terre de la région de Barichara est d’excellente qualité, très argileuse et il est d’usage de l’utiliser pure ici, sans sable ni paille…

Pour réaliser les murs en terre comprimée, il faut réaliser un coffrage en bois, d’un mètre de hauteur sur 2 mètres en longueur et 40cm d’épaisseur. Le principe est simple, il s’agit de remplir le coffrage de terre en la comprimant par couches au fur et à mesure. Le décoffrage a lieu le immédiatement après le compactage de la terre. La réalisation de ces murs est assez longue (3 panneaux de 2mx1m en 1 journée à 4 personnes) mais l’habitat gagne en qualité : excellente inertie thermique ce qui garantie une maison fraîche aux heures chaudes de la journée et une excellente isolation.

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En se promenant dans le village, nous remarquons que beaucoup de constructions de ce type sont en cours et cela fait plaisir de voir que ce savoir faire perdure et fait la fierté du village. Ce village est l’exemple parfait de la construction en terre en Colombie. Certaines maisons sont d’ailleurs conçues de manière très moderne et contemporaine, ce qui nous prouve qu’il est possible d’associer modernité et tradition !

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Le bahareque est une autre technique utilisée sur notre chantier pour les cloisons intérieures. Deux rangs de canes sont fixés à la structure bois avant de remplir d’espace entre chaque rang de terre, pour former une cloison d’une vingtaine de centimètres d’épaisseur. L’enduit à base de terre, de crottins de cheval et de chaux est alors appliqué directement sur les canes.

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La 3e technique utilisée sur ce chantier également pour les cloisons intérieures est celle des briques de terre comprimées. Une presse permet de réaliser les briques avec la terre du site, toujours brute. Le temps de séchage est considérablement réduit (1 semaine pour des briques structurelles, moins pour des briques de remplissage) par rapport aux briques non comprimées, qui doivent sécher 30 jours avant d’être utilisées. Le mortier utilisé pour maçonner ces briques est aussi réalisé avec la terre du site brute.

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Un grand merci à Adbou, Raul, Bryan, Ernesto, Don Pedro et le reste de l’équipe sur le chantier pour cet apprentissage de ces techniques, pour leur accueil chaleureux et pour l’échange autour du guarapo lors des pauses !

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La Colombie est un réel coup de cœur, un pays très accueillant et chaleureux, bien loin de sa mauvaise réputation !!!

 

 

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